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De plus en plus de Belges vivent (longtemps) seuls       

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Davantage de Belges âgés d’au moins 20 ans vivent seuls. Cette évolution témoigne de tendances sociétales : augmentation des séparations, longévité accrue. La durée de vie en solitaire est aussi en hausse et cette situation est vouée à s'accentuer.


L'institut pour un développement durable (IDD) tire trois constats de chiffres fournis par le Bureau fédéral du Plan. La proportion de personnes de 20 ans et plus vivant seules augmente tendanciellement depuis 1991, surtout pour les hommes. L'écart entre le nombre d'hommes vivant seuls et le nombre de femmes vivant seules se réduit. Enfin, dès 2020, la proportion d'hommes vivant seuls dépassera a priori la proportion de femmes. Il est important de noter que l'expression "vivre seul" est prise au sens de l'état-civil et ne dit rien sur la solitude ou l'isolement de la personne concernée. Cet indicateur dit simplement que la personne est la seule domiciliée dans son logement.
Si la tranche des 20-64 ans vivant seuls est en constante évolution depuis 1991, le nombre des 65 ans et plus vivant seuls a baissé entre 1991 et 2005 et s'est ensuite stabilisé. Par contre, quelle que soit la tranche d'âge, le Bureau fédéral du plan prévoit une augmentation d'ici 2030. L'IDD a également calculé un estimateur de la durée de vie en solitaire. Il s'agit d'un indicateur du nombre d'années qu'une personne d'un âge donné doit s'attendre à vivre seule. Résultat : les jeunes sont voués à vivre plus longtemps seuls. Entre 1991 et 2017, pour un jeune de 20 ans, l'estimateur de la durée de vie en solitaire est passé de 9,7 ans à 12,3 ans et devrait continuer à croitre pour atteindre 13,9 ans en 2030. À 65 ans, il est passé de 5,7 ans en 1991 à 6 ans en 2017 et devrait atteindre 6,8 ans en 2030. La progression du nombre d'années qu'un aîné doit s'attendre à vivre seul est donc moindre.
Étudier cette population s'avère intéressant pour la politique du logement et la politique climatique, estime l'IDD. La dimension souhaitée pour un logement est en effet directement influencée par l'évolution du nombre de personnes qui vivent seules. Quant à l'empreinte écologique des logements, elle est directement corrélée à la taille du ménage, poursuit l’IDD.

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