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Le boîte à secrets d'En Marche

Le boîte à secrets d'En Marche © Geoffroy Daloze

Au moment de faire nos cartons, il nous arrive de retrouver des perles, des trésors. Des lettres oubliées. Plongée dans vos courriers, lecteurs d'En Marche.


"Interpellé", "choqué", "intéressé", ne sachant à qui s'adresser…, il arrive qu'un lecteur prenne la plume, ou s'installe au clavier pour écrire à En Marche. Il écrit en réaction à un article (je me permets de vous faire remarquer gentiment qu'une catégorie d'exclus du web manque à votre liste, celle des malvoyants – M. D, Ans, 2018), "gentiment" ou plus "virulemment". Il écrit pour demander de publier une info qui pourrait intéresser d'autres lecteurs (le don d'organes vaut-il uniquement en cas de mort brusque, ou également en cas de maladie longue durée suivie d'un décès ? – M. B, Jurbize - 2008). Il écrit pour avoir réponse à une question plus personnelle, désarçonnante ou révélatrice de difficultés impressionnantes aux yeux de celui qui rêve d'un monde plus juste (j'ai l'intention de remplir mon réservoir par cinq bidons de 20l, mais ne sait où trouver les pompes qui offrent ce service ? – Mme X, Herzele – 2012).

Avec les années, les traits du bic ou du stylo et l'exercice de déchiffrage se font moins nombreux. Les e-mails – et leur style souvent plus direct, attendant une réponse instantanée – les remplacent. Signe que les modes de communication changent, que l'ère du numérique transforme nos rapports, et notre lecture de la presse.

Du côté d'En Marche aussi, le digital imprègne davantage le projet rédactionnel au fil des ans. Site internet, lettres électroniques, supports multimédias… sont déployés pour remplir la fonction d'information de toujours. Ils sont nécessaires pour correspondre aux habitudes de lecture en évolution elles-aussi. Battons en brèche une idée reçue à cet égard : l'âge n'est pas un "facteur discriminant" au regard des propositions digitales de la presse. Notons par contre que la catégorie socioéconomique, elle, l'est. En Marche, de par son essence mutualiste, se doit de se montrer toujours vigilant à être potentiellement lisible par tous. Papier et digital doivent en ce sens faire bon ménage.

Si la forme bouge, le coeur d'En Marche reste fondamentalement le même, battant pour les mêmes raisons : "rendre service aux membres" et "créer un esprit de solidarité et d'entraide", comme le formulaient en 1948 les fondateurs dans le premier numéro, aujourd'hui de papier jauni. Même constat pour les lecteurs. Si nos modes de lecture évoluent, notre besoin d'être informé, notre aspiration à comprendre, notre curiosité perdurent. Même s'il nous faut parfois combattre bien des démons pour quitter la routine harassante et nous concentrer sur un article, pour éviter d'être anesthésié par des idées reçues, pour sortir des bulles d'entre soi que les réseaux sociaux nous offrent. Aujourd'hui, plus que jamais, remettre du lien entre les hommes, décloisonner, mettre en réseau, susciter l'engagement… s'avèrent nécessaire. En Marche – avec les moyens qui sont les siens – veut ouvrir, faire découvrir, comprendre et relier. "Ce petit journal me lie deux fois par mois à mon pays, écrivait un lecteur expatrié. Il me permet de rester au courant de ce qui se passe en matière de soins de santé."

En matière de sujets, En Marche brasse large. Et pour cause, la santé – raison d'être du mouvement mutualiste – compte tellement de déterminants. La sphère médicale, bien sûr. Mais aussi les trajets de vie, environnement de vie, cadre de vie… participent des diagnostics. Et comme l'écrivait Mme P de Namur en 2009 : "Comme elle est bienvenue la page 'culture' pour ceux qui aiment jardiner la beauté ! Les informations toujours utiles de votre journal En Marche se sont élargies pour offrir à vos lecteurs des propos séduisants afin d'effacer, momentanément, soucis, déceptions, épreuves." Le champs d'exploration des journalistes tient de la vaste étendue. Cultivée avec un seul type de bêche, celle du professionnel rigoureux et curieux.

Il est l'heure pour moi de fermer mes cartons de rédactrice en chef, de partir cultiver d'autres terres. Prochainement, vous retrouverez la plume de Sandrine Warsztacki qui reprend les rênes de la rédaction d'En Marche. Bienvenue à elle. Au courrier, voici quelques jours, un doux cadeau : la lettre émouvante d'un "vieux lecteur admiratif". Il écrit : "je ne voudrais pas mourir sans vous avoir écrit. Les humains critiquent surabondamment mais expriment rarement un jugement favorable qu'ils portent dans leur coeur. Ce que je veux faire maintenant. (…) mes plus totales félicitations et encouragements à tenir bon dans la réalisation d'un magazine tel que En Marche : choix et valeur particulière du contenu, mise en page, indépendance d'esprit ce qui est rare, souci d'aller de l'avant… (…)" – anonyme – 2019. Merci à lui et à chacun d'entre vous qui feuilletez parfois distraitement, parfois attentivement En Marche, qui cliquez sur nos contenus. C’est votre réceptivité qui m’a guidée dans la réalisation de cette belle mission. Vous informer, nous réunir.

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