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La maltraitance infantile en augmentation      

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L’association SOS-Enfants lance un cri de détresse face à l’augmentation du nombre de signalements d’enfants maltraités. En cause : la crise sanitaire et la fermeture des écoles, amplificatrices de situations déjà précaires. 


Les équipes de SOS-Enfants disent ne plus avoir la capacité d’assumer correctement leurs missions de base et de prendre soin de ces enfants et familles polytraumatisés. "Nous sommes obligés de renvoyer ces signaleurs, familiers ou professionnels, vers un réseau de soins psycho-social saturé lui aussi (…). Cette situation est insupportable à vivre pour les soignants que nous sommes", écrit l'association dans un communiqué. Dans certaines régions, les demandes explosent (+50 % chez SOS Charleroi, +45 % du côté de SOS Liège-Montlégia, durant les trois premiers mois de cette année. Par ailleurs, la situation des enfants victimes s’est dramatiquement aggravée en raison de l’allongement des délais d’intervention des services de santé mentale et éducatifs de première ligne. SOS-Enfants ajoute également que les places manquent dans les familles d’accueil d’urgence ou dans les institutions d’hébergement. 
Selon l'association, la fermeture des écoles aurait un impact direct sur la maltraitance infantile car "l’enfant ne peut plus se confier à propos de la violence subie et se voit privé d’un lieu d’apprentissage et de socialisation primordial". Les nouveau-nés en danger sont également plus difficiles à identifier, car l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE) est contraint de limiter les interventions à domicile de ses équipes. SOS-Enfants demande donc de rendre visibles ces enfants, en rouvrant les "radars" que sont les écoles, les centres de loisirs et sportifs, les services éducatifs et psycho-médico-sociaux de première ligne…  L'association plaide également pour que le secteur de l'aide à la Jeunesse assure une entière disponibilité : "Nous assurons tous des métiers essentiels où le télétravail ne devrait pas être d’application"souligne-t-elle dans son communiqué. SOS- Enfants réclame enfin un budget exceptionnel pour le renfort des effectifs et sollicite une concertation avec les ministres en charge de la petite enfance, de l’aide à la jeunesse et de la santé afin de repenser la lutte contre la maltraitance infantile en Fédération Wallonie-Bruxelles.      

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Pour plus d'infos sur SOS-Enfants et ses 14 antennes : 02/542.14.10 • one.be  sos-enfants@one.be