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Intervention sous anesthésie : plus de tabac !

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Une étude menée en Australie le confirme : avant une intervention avec anesthésie, il est vivement conseillé d'arrêter la cigarette au moins quatre semaines plus tôt.


Les fumeurs connaissent bien ce conseil de leur médecin. Avant toute intervention nécessitant une anesthésie, il leur est vivement recommandé de cesser leur consommation de tabac plusieurs jours et, idéalement, plusieurs semaines avant celle-ci. Motif : limiter les risques de complications post-opératoires. Une nouvelle étude vient de leur donner raison. Elle a été menée par l'Organisation mondiale de la santé, étroitement associée à l'Université de Newcastle (Australie) et la Fédération mondiale des sociétés d'anesthésiologistes (WSFA).

Elle démontre que ceux qui se sont détournés de leur "herbe à Nicot" quatre semaines (ou davantage) avant l'opération ont un risque de complications plus faible, mais aussi de meilleurs résultats à long terme (pendant six mois). Les risques de complications consistent, notamment, en des troubles cardiaques et pulmonaires, des infections et des cicatrisations problématiques (tardives ou incomplètes). Chaque semaine sans tabac augmenterait de 19 % les résultats bénéfiques pour la santé.

En réalité, ce sont le monoxyde d'azote et la nicotine, tous deux présents dans les cigarettes, qui diminuent le niveau d'oxygène dans le sang et augmentent le risque de complications cardiaques après l'intervention. Les poumons endommagés handicapent la circulation de l'air en quantité suffisante. Le système immunitaire, par ailleurs, est endommagé si bien que le site de la plaie est menacé d'infection. Plus précis encore : fumer une seule cigarette, estiment les auteurs (sans préciser le moment exact), diminue la capacité de l'organisme à fournir les éléments nutritifs nécessaires à la guérison complète.