Retour à Médecine

Recherche : quand les femmes font la différence               

(c)iStock (c)iStock

Une récente étude menée en Pennsylvanie démontre l’importance d’augmenter le nombre de femmes à la tête des recherches en cardiologie. Explications.       


Les femmes sont, de façon générale, sous-représentées dans plusieurs domaines scientifiques mais plus particulièrement dans les études menées en cardiologie. Aujourd’hui, elles représenteraient un tiers des chercheurs et médecins dans le domaine des troubles cardiaques avancés et des transplantations cardiaques, selon un article de Futura sciences (1). Mais très peu d’entre elles sont à la tête des études réalisées dans ce domaine. Si la représentation est importante dans un souci de parité, elle est surtout essentielle pour des raisons méthodologiques et d’efficacité des résultats.
Selon une récente étude publiée dans la revue Circulation : Heart Failure, menée par un groupe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie, les recherches en cardiologie dirigées par des femmes auraient un impact direct sur les bénéficiaires de ces recherches. Les chiffres qui ressortent permettent de mettre en exergue des données relatives au genre des participants aux tests cliniques. "Le ratio hommes/femmes est toujours inégal en faveur des premiers, mais lorsque les essais cliniques sont menés par des femmes (soit 15% des études en cardiologie), la présence de femmes augmente." En d’autres termes, plus il y a de femmes à la tête des études, plus il y a de participantes pour ces dernières. Ce qui permettrait, dans les travaux futurs, de garantir une plus grande équité dans la santé des deux sexes. "Les institutions doivent se rassembler dans un effort commun pour améliorer la diversité, l'inclusion et l'équité dans les comités d'évaluation des chercheurs, les comités éditoriaux, les comités de supervision, et d'autres postes d'autorité dans le domaine de la recherche sur les troubles cardiaques avancés. Les femmes ne vaincront pas ces obstacles si les statistiques et les comportements ne changent pas", soulève Nosheen Reza, l’auteure principale de l’étude.