Retour à Prévention

Cancer du côlon : négligences fatales   

(c)iStock (c)iStock

Le dépistage du cancer du côlon n'intéresse pas assez les Belges francophones. À tort, car cette forme de cancer est courante et son dépistage se réalise facilement. 


À partir du cinquantième anniversaire, il est vivement conseillé de se faire dépister en matière de cancer colorectal. Celui-ci constitue la deuxième forme la plus courante de cancer chez les femmes (après celui du sein), et la troisième chez l'homme (après celui de la prostate et du poumon). En cas de détection précoce, les chances de guérison sont maximales, rappelle la Fondation contre le cancer (FCC).
Dans la tranche des 50 à 74 ans, un dépistage tous les deux ans est recommandé sans attendre d'éventuels symptômes. Le test se réalise à domicile et gratuitement. Il consiste à récolter soi-même un échantillon de selles via un matériel prévu à cette fin et à l'envoyer à un laboratoire spécialisé, chargé de vérifier l'absence de sang. En Wallonie, on peut obtenir le test, baptisé iFOBT, chez son médecin traitant. A Bruxelles, on reçoit un courrier invitant à se le procurer chez le pharmacien. Pour les personnes à risque particulièrement élevé (par exemple si un parent ou un ascendant a déjà contracté ce cancer), il est conseillé de s'adresser à son médecin bien avant l'âge de cinquante ans.
Ce n'est que si du sang a été trouvé dans les selles qu'il faut faire suivre ce test ultra simple et pratique par une colonoscopie, afin d'éliminer, si besoin est, les risques de "faux positif". Cette coloscopie permet aussi d'éliminer les polypes bénins qui, un jour, pourraient évoluer vers une forme cancéreuse. Coup double, en quelque sorte.
Problème : si le taux de participation à l'iFOBT est de 50,7 % en Flandre (chiffre de 2017), il chute à moins de 20 % dans la partie francophone du pays. Peut-être les généralistes francophones sont-ils enclins à conseiller directement la colonoscopie à leurs patients… En tout cas, la FCC invite les autorités wallonnes et bruxelloises à insister auprès des leurs populations respectives, particulièrement sur la manière la plus efficace d'inviter les jeunes quinquas à faire leur premier test.
En matière de prévention, les conseils consistent à réduire ou bannir l'alcool, réduire la viande rouge et surtout les charcuteries et s'activer au maximum sur le plan physique. Arrêter le tabac, aussi. Pour se protéger : consommer fruits et légumes, produits laitiers et céréales riches en fibres.

Pour en savoir plus ...

Cancerinfo au 0800/15 801