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Le sommeil et ses troubles

par POINT INFO MALADES CHRONIQUES ET INFOR SANTÉ -

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Dormir est une activité biologique essentielle qui présente de nombreuses vertus pour notre santé physique et mentale. Pourtant, une personne sur trois se plaint d’un mauvais sommeil. Quand parle-t-on de troubles du sommeil ? Et que faire quand ils perdurent ?


Nous consacrons environ un tiers de notre vie à dormir. Grâce au sommeil, nous récupérons des forces physiques et psychiques et nous renforçons notre système immunitaire. Indispensable au développement des enfants et des adolescents, il est tout aussi essentiel pour consolider la mémoire et favoriser les apprentissages.
A contrario, les mauvaises nuits provoquent des phases de somnolence et augmentent les risques d’accident. Elles affectent également notre humeur et notre résistance au stress et aux maladies.
Lorsque le sommeil est perturbé de manière répétée et qu’il influence négativement nos performances pendant la journée, il peut cacher un trouble du sommeil.

Les troubles les plus fréquents

Parmi les troubles du sommeil les plus fréquents, on compte l’insomnie, l’apnée et le syndrome des jambes sans repos.
Une personne souffrant d’insomnie présente des symptômes tels que des difficultés d'endormissement, des réveils nocturnes ou un réveil matinal précoce. Il convient de distinguer l’insomnie aiguë, souvent liée à un événement stressant comme un déménagement ou un deuil, de l’insomnie chronique, qui perdure dans le temps (plus de 4 semaines) et qui est liée à de l’anxiété généralisée ou à une dépression.
L’apnée obstructive du sommeil se caractérise par des interruptions respiratoires qui se répètent au cours de la nuit et empêchent la personne qui en souffre d’atteindre un stade d’endormissement profond. Ce syndrome provoque une baisse de la qualité de vie (problèmes de concentration et de mémorisation, irritabilité, maux de tête, baisse de la libido, etc.) ainsi que des problèmes cardiaques.

Le syndrome des jambes sans repos est une affection chronique qui se caractérise par un désir irrésistible de bouger les jambes, généralement causé par une sensation désagréable, durant des périodes de repos. Il est alors difficile de rester allongé, ce qui rend souvent l'endormissement ou la poursuite du sommeil problématique. La perturbation du sommeil peut déclencher l'apparition de symptômes diurnes tels que fatigue, problèmes de concentration, irritabilité ou sautes d'humeur.

Adopter de bonnes habitudes

Notre mode de vie influence positivement ou négativement notre sommeil. Adopter une bonne hygiène de sommeil et suivre les conseils suivants permettent d’améliorer sensiblement la qualité du sommeil :
> Se coucher et se lever à des heures fixes.
> Être attentif aux signes indiquant qu’il est l’heure d’aller au lit.
> Tenir compte de son rythme biologique. Les besoins de sommeil sont très différents d’une personne à l’autre et varient en fonction de l’âge (les enfants ont besoin de plus d’heures de sommeil que les adultes et les personnes âgées). La durée idéale est celle qui ne donne pas de sensations de fatigue le matin et de somnolence dans la journée.
> Créer de bonnes conditions d'environnement : opter, dans la mesure du possible, pour une chambre aérée et calme, sombre et pas trop chauffée (16-18°C) ; choisir un matelas et un oreiller confortables ; se déconnecter et ne plus utiliser de smartphone ou tablette (qui émettent une lumière bleue qui ravive l’état d'éveil) une heure avant d’aller se coucher.
> Penser à quelque chose d’agréable et essayer de se relaxer au moment du coucher. Une respiration régulière et contrôlée aura un effet apaisant.
> Éviter les excitants comme le café, les boissons au cola, les cigarettes et l'alcool qui troublent le sommeil.
> Pratiquer de l'exercice physique en suffisance la journée favorise le sommeil profond, mais il faut l'éviter en fin de soirée. Par contre, une promenade ou du yoga est tout à fait recommandé.
> Éviter l'auto-administration de somnifères. Les somnifères ne sont pas la solution ! Sur avis médical, ils peuvent aider à traiter une insomnie aiguë pendant un temps très limité. Mais il faut rapidement arrêter la médication sans quoi il y a un risque d’accoutumance.

Quand consulter un médecin ?

Lorsqu’un trouble du sommeil perdure dans le temps et qu’une bonne hygiène de sommeil ne permet pas d’en venir à bout, mieux vaut ne pas tarder à en parler à son médecin. Il est conseillé de préparer cet entretien en réfléchissant au préalable aux questions suivantes :
> Depuis quand dormez-vous mal ?
> Quels sont vos symptômes (difficultés à s'endormir, longs réveils nocturnes, réveil matinal précoce… ) ?
> Vous sentez-vous fatigué en journée, êtes-vous irritable, souffrez-vous de problèmes de concentration ou de sautes d'humeur ?
> Identifiez-vous une cause possible à vos problèmes de sommeil (rumination, problèmes relationnels, difficultés au travail… ) ?

Pour en savoir plus ...

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