Prévention

Les Européens de plus en plus obèses    

Selon un récent rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d'un adulte sur deux (59%) et près d'un enfant sur trois (29% des garçons et 27% des filles) sont aujourd'hui en surpoids ou obèses dans la Région Europe (1). Un phénomène alarmant, amplifié par la crise du Covid et les modes de vie numériques.   

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(c)AdobeStock
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Julien Marteleur

Julien Marteleur

Derrière les Amériques, la Région européenne occupe la 2e place en termes de prévalence de l'obésité chez les adultes. En Belgique, 59,5% des adultes, en majorité les hommes, sont concernés par le surpoids ou l'obésité, contre 25,5% des enfants âgés de 5 à 9 ans et 23,1% des 10-19 ans. Le surpoids et l'obésité causeraient, selon l'OMS, plus de 1,2 million de décès par an, soit 13% de la mortalité totale. L'obésité augmente le risque de nombreuses maladies, notamment les cancers, les maladies cardiovasculaires et respiratoires, ou encore le diabète de type 2. Elle serait directement responsable d'au moins 200.000 nouveaux cas de cancer chaque année dans la Région européenne.
Les chiffres de la crise sanitaire montrent que la population en surpoids a été davantage vulnérable au Covid-19, l'obésité étant un des principaux facteurs de risques de la maladie. La pandémie a également entraîné des changements néfastes dans les habitudes de consommation alimentaire et d'activité physique. Mais l'obésité ne se résume pas à la simple combinaison d'une mauvaise alimentation et de l'inactivité physique. "Les facteurs environnementaux propres à la vie dans les sociétés hautement numérisées de l'Europe moderne sont également des moteurs de l'obésité", souligne l'OMS qui détaille, par exemple, comment la commercialisation numérique de produits alimentaires malsains auprès des enfants et la prolifération des jeux en ligne contribuent à la vague croissante de surpoids et d'obésité.
Pour endiguer ce fléau, le rapport évoque des pistes politiques : la mise en œuvre d'interventions fiscales telles que la taxation des boissons sucrées ou des subventions aux aliments sains, des restrictions sur la commercialisation d'aliments malsains auprès des enfants, l'amélioration de l'accès aux services de prise en charge de l'obésité et du surpoids dans les soins de santé primaires ou encore des interventions en milieu scolaire visant à créer des environnements qui améliorent l'accessibilité à des aliments sains et aux possibilités d'activité physique.