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Vaccination contre le Covid-19 : qu'en est-il pour les personnes à risque ? 

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La phase 1b de la vaccination de la population contre le Covid-19 a débuté ce 15 mars. Aux côtés des personnes de plus de 65 ans : les patients à risque. Explications.


Le Conseil supérieur de la santé a établi une série de critères pour déterminer quels patients nécessitent une vaccination anticipée en raison du risque accru d’hospitalisations en cas de contamination au Covid-19. Deux catégories de patients à risque ont été identifiées :
Les 45-64 ans porteurs d'une des maladies suivantes : trouble respiratoire chronique, trouble cardiovasculaire chronique, trouble du système nerveux chronique, obésité (IMC supérieur à 30), diabète de type 1 et 2, démence, cancer (néoplasme), hypertension artérielle.
Les 18-64 ans porteurs d'une des maladies suivantes : cancer du sang, maladie rénale chronique, maladie chronique du foie, syndrome de Down, système immunitaire affaibli, sida ou VIH, "maladie rare" officiellement diagnostiquée, receveur de greffe d'organes ou personne sur liste d'attente.

Mutualités et médecins traitants

Sur la base de ces critères, les mutualités ont été chargées par les autorités politiques de répertorier les patients à risque et ce, à partir des données dont elles disposent concernant le remboursement des médicaments ou des traitements médicaux. Les personnes qui ne suivent aucun traitement particulier alors qu'elles présentent un ou plusieurs facteurs de risque (obésité, hypertension, par exemple) ne seront pas reprises dans ces listes. Les médecins généralistes ont, dès lors, été sollicités pour, à leur tour, identifier les personnes qui correspondent aux profils à risque parmi leurs patients. Cette phase de détection est en cours. Dans les mutualités, elle est effectuée sous la supervision des médecins-directeurs.

L'accord de coopération entre les différentes autorités doit encore être approuvé par les parlements régionaux d'ici début avril. Entretemps, l'Autorité de protection des données et le Conseil d'État ont autorisé la transmission des données sans obligation de demander l'avis des patients concernés, en se référant au principe de l'"importance vitale".
Dès que le feu passe au vert, les mutualités et les médecins transmettront à la base de données de vaccination de Sciensano, la liste des numéros de registre national des patients identifiés à risque. "Aucune donnée médicale ne sera transmise", assure Luc Van Gorp, Président du Collège intermutualiste. Par exemple, la mutualité signalera que Mr Dupont doit bénéficier d’une vaccination anticipée mais elle ne communiquera ni sa pathologie, ni son traitement médical. Par ailleurs, la banque de données ne pourra pas être utilisée à d’autres fins que la vaccination contre le Covid-19.

Des invitations par la poste

L'invitation à se faire vacciner dans un centre de vaccination sera adressée par voie postale par le gouvernement fédéral. Des communications complémentaires pourront être faites par e-mail ou GSM (si la mutualité dispose de ces informations au moment de les transmettre à Sciensano). Le calendrier dépendra de l'avancement de la vaccination en cours pour les plus de 65 ans et de la disponibilité des vaccins. À noter que les patients à risque régulièrement suivis à l'hôpital peuvent d'ores et déjà être invités par leur médecin spécialiste à s'y faire vacciner. 

Pour en savoir plus ...

Plus d'informations sur la vaccination contre le Covid-19 sur jemevaccine.be

Les patients à risque régulièrement suivis à l'hôpital peuvent d'ores et déjà être invités par leur médecin spécialiste à s'y faire vacciner.