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 L'OMS redéfinit le burn-out

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L'organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté, lors de sa 72e assemblée mondiale en mai, une nouvelle classification internationale des maladies (appelée CIP-11). Elle précise ainsi la définition du burn-out.


Cette classification, qui repose sur les conclusions d'experts mondiaux de la santé, est importante car elle fournit un langage commun grâce auquel les professionnels de la santé peuvent échanger des informations sanitaires partout dans le monde. Aussi appelé épuisement professionnel, le burn-out est considéré comme un syndrome lié au travail. "Il s'agit d'un stress chronique qui fait réagir le corps. C'est comparable à tous les autres problèmes liés au stress chronique" explique le docteur Jan Vandenbergen de la Mutualité chrétienne. Il n’est donc pas classé comme maladie en tant que tel.

Le porte-parole de l'OMS précise que "la définition du burn-out a été modifiée à la lumière des recherches actuelles" par rapport à la définition qui se trouvait dans la classification précédente. Il s'agit d'un "syndrome (…) résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été correctement géré" caractérisé par trois éléments : un sentiment de manque d'énergie ou d'épuisement, un retrait vis-à-vis du travail ou des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail, une perte d’efficacité professionnelle. "Une expérience de vie difficile mais qui n'est pas liée au travail ne peut pas être qualifiée de burn-out" poursuit le docteur Vandenbergen.

Cette nouvelle classification entrera en vigueur le 1er janvier 2022. Elle comporte également de nouveaux chapitres, dont un consacré à la santé sexuelle où le transsexualisme n'est enfin plus considéré comme un trouble mental. Le trouble du jeu vidéo a été ajouté à la section sur les troubles de la dépendance. Une nouvelle partie est, par ailleurs, consacrée à la médecine traditionnelle.