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Pas tous égaux devant les avantages extra-légaux

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Chèques-repas, indemnités supplémentaires, assurance hospitalisation, pension complémentaire, voiture de société, primes… Les pratiques salariales alternatives sont nombreuses et variées. Mais tous les travailleurs salariés du secteur privé ne sont pas logés à la même enseigne, loin de là, comme le montre une récente étude menée pour le Service public fédéral Sécurité sociale.


En plus de la rémunération de base, les entreprises privées ont la possibilité d'offrir aux travailleurs salariés divers types d'avantages complémentaires dont certains sont soumis à cotisations sociales, d'autres pas. L'éla­boration de l'enveloppe salariale s'intègre autant dans la gestion des ressources humai­nes que dans la politique économique et fiscale de l'entreprise. Le SPF Sécurité sociale a confié au secrétariat social SD Worx et à l’Antwerp Management School le soin d'inventorier et quantifier ces pratiques. Plus d'un milliard de calculs salariaux effectués en 2018 pour 58.000 organisations ont été analysés à la loupe. Les résultats sont très contrastés.

Certaines formes alternatives de rémunération semblent être la ‘norme’ dans certains secteurs d'activités, tandis qu’elles sont rares ou inexistantes dans d'autres. Par exemple, près de deux travailleurs sur trois bénéficient d'une voiture de société dans le secteur "information et communication". Le pourcentage tombe à 1,40% dans celui des soins de santé et de l’aide sociale.

Le genre semble également avoir un impact majeur. Pour 8 des 11 avantages salariaux analysés, les femmes entrent beaucoup moins en considé­ration que les hommes. La voiture de société est trois fois moins répandue chez elles, à situations égales avec les hommes. Inversément, elles sont plus nombreuses à bénéficier d'un abonnement de transports publics.

L'âge est également un facteur déterminant : les 17-29 ans sont bien moins représentés parmi les bénéficiaires des avantages extra-légaux, à l'exception des indemnités de bicyclette et du remboursement pour les transports publics.

La variable du statut est prégnante aussi : les ouvriers sont beaucoup moins susceptibles de bénéficier de formes alternatives de rémunération que les employés. Le transport en commun entre le domicile et le lieu du travail constitue une exception.

Enfin, la taille de l'organisation a une influence considérable. Ainsi, les grandes organisations accordent plus souvent certains avantages comme les indemnités de bicyclette ou les écochèque. Globalement, plus l'entreprise est grande, plus les avantages alter­natifs sont nombreux.

Pour en savoir plus ...

Plus d'infos : L'étude complète (version NL) est disponible sur https://socialsecurity.belgium.be/fr/