Protection sociale

Une première médiatrice pour la Région bruxelloise

Le 1er septembre, Catherine De Bruecker est devenue la première médiatrice de la Région bruxelloise. Pendant cinq ans, elle sera chargée de recueillir les plaintes des citoyens contre les administrations de la Région, de la Cocom, de la Cocof et des communes.

1 min.
(c)Louise Degryse
(c)Louise Degryse
Julien Marteleur

Julien Marteleur

La Région bruxelloise devient la dernière entité du pays à se doter d'un service de médiation. Indépendant de l'administration et agissant en toute impartialité, le service entend trouver des solutions lorsque le lien de confiance a été fragilisé entre une personne et un service public bruxellois. "Il peut s’agir d’une plainte déposée tant par une personne physique que par une organisation, sans condition de résidence sur le territoire bru xellois. Le service offre donc son aide à tous les citoyens belges, précise Catherine De Bruecker, qui a été auparavant médiatrice fédérale durant 15 ans. Attention, il existe quand même d'autres conditions : il faut avoir déjà tenté de régler le problème avec l’administration concernée (le service de médiation agit en deuxième recours), les faits doivent dater de moins de trois ans et la personne plaignante doit être personnellement concernée." Suite à cette plainte, le rôle du service de médiation est de tenter de régler le litige. Le dénouement peut également conduire à une amélioration du service public, via des recommandations aux administrations ou au Parlement.

Le service de médiation sera aussi chargé de la protection des lanceurs d’alerte : "Les personnes qui travaillent dans une administration bruxelloise et qui constatent des cas d’abus ou de fraude peuvent nous contacter. Notre service mènera une enquête et le lanceur d’alerte bénéficiera d’une protection en cas de représailles de la part de son employeur en lien avec son signalement", assure la médiatrice.
Catherine De Bruecker pense recevoir un millier de plaintes par an. Cinq personnes travaillent actuellement au sein du service de médiation bruxellois, mais il est déjà prévu de renforcer l’équipe à l’avenir en fonction du nombre de plaintes enregistrées et du budget disponible.