par POINT INFO MALADES CHRONIQUES ET INFOR SANTÉ -

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Huit personnes sur dix déclarent souffrir du dos au cours de leur existence. Véritable problème de santé publique, le mal de dos survient parfois sans raison apparente. Le Point info malades chroniques et Infor santé, le service de promotion de la santé de la MC, livrent quelques conseils pour prévenir et gérer les douleurs lombaires.


Le dos est une partie du corps complexe. Il est soutenu par la colonne vertébrale, un empilement de 24 vertèbres supportant la majeure partie du poids de notre corps, stabilisée par des ligaments et entourée par de puissants muscles. Très mobile, cette zone est sollicitée en permanence dans notre vie quotidienne.

Quels sont les problèmes les plus fréquents ?

Une douleur au dos ne signifie pas nécessairement que celui-ci est en mauvaise santé ou endommagé, mais plutôt qu’il est momentanément plus sensible. Le plus souvent, ce problème est en effet dû à un manque d’activité physique ou au transport d’une charge (trop) lourde. Dans la majorité des cas, cette douleur prend la forme d’une lombalgie. C’est ainsi que l’on qualifie une douleur localisée dans le bas du dos qui peut, selon les cas, entraîner une perte demobilité. Parfois, celle-ci peut irradier dans la jambe. On parlera alors de douleur radiculaire de type sciatique. La plupart du temps, ces douleurs, qualifiées de "lombalgies aiguës", disparaîtront au bout de quelques jours ou semaines sans traitement particulier. Pour une partie de la population cependant, elles s’installeront dans le temps pour devenir chroniques. On parle de lombalgies chroniques lorsque les douleurs persistent plus de trois mois ou récidivent régulièrement.

Comment protéger son dos ?

Il existe plusieurs recommandations pour prévenir et soigner les douleurs lombaires.

• Continuer à bouger. Contrairement à la croyance répandue, le repos peut faire plus de tort que de bien. L’activité physique est la meilleure alliée en cas de maux de dos. Une activité régulière et mesurée renforce les muscles dorsaux et contribue à la bonne santé du dos. Même en cas de douleur résiduelle, il est conseillé de reprendre une activité, de faire de l’exercice et, dans la mesure du possible, de reprendre le travail, au besoin en adaptant le rythme.

• Adapter sa posture. Quelle que soit sa position, il faut veiller à garder le dos droit et à respecter ses courbes naturelles en évitant de creuser ou de bomber le dos. Si vous devez rester debout ou assis pour une période prolongée, il est recommandé de changer régulièrement de position. Davantage que les positions debout ou couchée, la position assise est celle qui sollicite le plus notre dos. Il est donc conseillé aux personnes qui travaillent assis d’adapter leur poste de travail : choisir une chaise adaptée, en régler la hauteur, poser ses pieds à plat sur le sol ou sur un repose-pied, etc.

• Attention au stress. Un stress trop important peut engendrer la crispation des muscles, notamment ceux de la nuque et du haut du dos. Il est recommandé de trouver une solution adaptée, en se faisant éventuellement accompagner. La pratique du sport et de la relaxation peut également aider à évacuer les tensions.

Quand consulter un médecin ?

Si le dos vient de subir un traumatisme tel qu’une chute ou un coup, il est important de consulter rapidement un médecin généraliste. En cas de douleur persistante (plus de quatre semaines) ou si la douleur s’accompagne d’autres symptômes (tels qu’une douleur ou des picotements dans la jambe, l’aine ou le pied, des douleurs nocturnes, de la fièvre ou une perte de poids), il est également conseillé de consulter un médecin généraliste, car la douleur peut avoir une autre origine (infection, tumeur, maladie rhumatismo-inflammatoire, etc.).
Si la douleur persiste plus de quatre à six semaines, un traitement de kinésithérapie est à envisager. Cette mesure s'applique aussi en cas de douleurs récurrentes. Après douze semaines, la kinésithérapie ne présente par contre plus d'utilité scientifiquement démontrée. Si la douleur persiste toujours, il est alors indiqué de faire appel à un traitement pluridisciplinaire.

Bon à savoir

L’ imagerie médicale est généralement inutile, sauf si le médecin soupçonne une affection spécifique. Les injections dans les articulations et les ligaments sont également déconseillées, de même que les injections péridurales et le port d'un corset. Enfin, s’ils ne guérissent pas les maux de dos, les médicaments peuvent aider à soulager momentanément la douleur. Il faut alors privilégier les médicaments à base de paracétamol, en respectant la dose indiquée et ne pas prolonger la prise d’antidouleurs au-delà de quatre semaines, sauf avis médical contraire.

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