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Logopédie : comment débuter un traitement et en réduire la facture

par Stéphanie Van Haesebrouck -

La logopédie vise à corriger les troubles du langage oral ou écrit (dyscalculie, dyslexie ou dysorthographie), de la parole (bégaiement, prononciation…) et de la voix (dysphonie, kystes…)
© iStock La logopédie vise à corriger les troubles du langage oral ou écrit (dyscalculie, dyslexie ou dysorthographie), de la parole (bégaiement, prononciation…) et de la voix (dysphonie, kystes…)
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Que faire lorsqu'on pressent qu'un enfant aurait besoin d'une rééducation logopédique ? Voici les démarches à entreprendre pour initier un traitement et les modalités pour être remboursé.


La logopédie vise à corriger les troubles du langage oral ou écrit (dyscalculie, dyslexie ou dysorthographie), de la parole (bégaiement, prononciation…) et de la voix (dysphonie, kystes…). Pour vérifier si l'enfant a besoin d'un traitement logopédique, le mieux, à ce stade, est de consulter son médecin traitant ou un spécialiste.

Il prescrira, au besoin, un bilan logopédique à réaliser auprès d'un logopède. Une fois que ce bilan (dit bilan initial) a été réalisé par le logopède, il faut alors prendre contact avec un médecin spécialiste habilité à prescrire pour les troubles présentés (demander conseil à son logopède). Sur la base du rapport du logopède, celui-ci estimera si un traitement est nécessaire. Si c'est le cas, il fournira alors une prescription médicale pour des séances de logopédie. Dans l'hypothèse d'un traitement de longue durée, un bilan d'évolution peut déjà être prescrit par le spécialiste car ce bilan sera indispensable pour la prolongation éventuelle du traitement.

Le dossier complet doit parvenir au médecin-conseil de la mutualité de l'enfant dans les 60 jours qui suivent la réalisation du bilan logopédique.

Quelle intervention financière ?

L'assurance obligatoire (AO) intervient dans le coût du bilan initial et des séances logopédiques (1). Voici les principales conditions :

  • Disposer de l'accord du médecin-conseil. 
  • Débuter le traitement dans les 60 jours qui suivent le bilan.
  • Effectuer une rééducation avec un logopède agréé.
  • Ne pas dépasser le nombre maximum de séances et la durée totale du traitement, fixés par l'Inami (variables selon la pathologie).

Les attestations de soins doivent être transmises à la MC dans les deux ans qui suivent la date de la prestation. Opter pour un logopède conventionné permet de bénéficie d'une intervention financière plus élevée que si le logopède n'est pas conventionné. À noter aussi que les séances de logopédie coûtent un peu plus chers lors­qu'elles sont réalisées à l'école plutôt qu'au cabinet du logopède.

Optimiser le traitement

Depuis deux ans et pour certains troubles, sont remboursées, par traitement, jusqu'à dix séances de guidance parentale réalisées au cabinet d'un logopède. Cette intervention est née d'un constat : la rééducation logopédique est plus efficace si l'enfant est soutenu et accompagné par ses parents. Ce qui peut raccourcir la durée du traitement. Lors de ces séances, le logopède expliquera au(x) parent(s) comment suivre au mieux leur enfant à la maison : exercices, conseils pour les devoirs et leçons, recommandations concernant la lecture ou le calcul… Les personnes qui suivent régulièrement l’enfant (grands-parents, parents d’accueil…) peuvent bénéficier de cette guidance en lieu et place des parents.