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Tout savoir sur les masques en tissu

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Nous y sommes. La première phase du déconfinement a débuté le lundi 4 mai. Parmi les mesures stratégiques prises par le Conseil national de sécurité : le port du masque buccal. Réponses aux questions que suscite l’utilisation de ce nouvel accessoire de notre quotidien.


La contamination du coronavirus s’effectue par voie aérienne. Lorsque nous parlons ou respirons, des fines particules s’échappent de notre bouche, de notre nez. C’est par ces gouttelettes que le virus peut se transmettre. "Le port d’un masque buccal en tissu n’est pas fait en premier lieu pour se protéger, mais bien pour protéger les autres", peut-on lire sur le site du SPF Santé publique.

Qui doit en porter et quand est-ce obligatoire ? 

De manière générale, il est fortement conseillé de porter un masque dans l’espace public, a fortiori lorsque le maintien d’une distance physique de sécurité n’est pas possible. Le port du masque est cependant rendu obligatoire par les autorités publiques dans plusieurs circonstances :
 
  • dans les transports en commun, et ce, dès l’arrivée dans une gare ou un arrêt, pour les personnes de plus de 12 ans,
  • dans les écoles, pour les membres du personnel et les élèves de plus de 12 ans,
  • dans les entreprises, lorsque la distanciation physique d’1m50 entre les personnes ne peut être garantie.

Quel genre de masque doit-on porter ? 

Les masques FFP2 et les masques chirurgicaux (masques jetables) doivent être réservés aux professionnels de la santé. Pour le grand public, un masque en tissu est tout à fait adapté, s’il est porté et entretenu adéquatement. 
 
En ce début mai, les communes sont en train d’organiser la distribution gratuite de ces protections (un masque et deux filtres) aux citoyens selon des modalités diverses (se renseigner auprès de son administration communale). Mais il est possible de se procurer des masques buccaux en tissu dans certains commerces ou d’en fabriquer soi-même en suivant les modèles et consignes validés par le SPF Santé publique. Un conseil : utiliser des tissus lavables à 60°C, comme le coton et éviter les tissus trop rigides, trop chauds ou irritants. En l’absence de masque, il est possible d’utiliser un foulard ou une écharpe pour couvrir le nez et la bouche.
 

Quels sont les bons gestes à adopter ?

Il faut impérativement se laver les mains avant de prendre son masque. Ensuite, ne toucher que les élastiques pour le fixer sur le visage. Une fois posé, le masque doit couvrir le nez, la bouche et le menton en étant bien fixé sans que cela ne serre de trop le visage. La respiration doit rester confortable. Une fois le masque fixé, il faut éviter de le toucher, de l’enlever et de le remettre fréquemment. Le retrait du masque doit se faire à nouveau par les attaches (élastiques ou rubans). Ensuite, se laver à nouveau soigneusement les mains. 
Il est recommandé de changer le masque toutes les 8 heures (ou 4 heures si l’usage est intensif). Le masque doit être lavé après chaque utilisation, soit en machine à laver à 60°C, soit dans une casserole d’eau réservée à cet usage et bouillie. Le masque peut être également lavé à basse température avec le reste du linge mais il doit alors être repassé au fer à haute température. Attendre que le masque soit complètement sec avant de le réutiliser.
 

Combien en faut-il ? 

Idéalement, chaque citoyen devrait disposer de deux à trois masques en tissu pour avoir le temps de les nettoyer. 
 

Pour en savoir plus ...

Plus d’infos sur l’usage et la fabrication de masques : info-coronavirus.be  

Pour le grand public, un masque en tissu est tout à fait adapté, s’il est porté et entretenu adéquatement.