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Écran, ô écran, dis-moi quel air je respire…

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BELAIR permet de visualiser sur son smartphone, quasiment en temps réel, la qualité de l'air ambiant dans les trois Régions du pays, quel que soit l'endroit où l'on se trouve.


Qui a dit que les Régions, en Belgique, ne se parlaient pas sur des matières concrètes ? Les Régions flamande et wallonne viennent de lancer un outil commun – une application smartphone gratuite – permettant de connaître à toute heure le degré de pollution de l'air extérieur, et cela sur l'ensemble du territoire belge. BELAIR – c'est son nom – donne d'abord une indication générale sur la qualité de l'air ambiant dans une échelle qui va du vert au rouge, de l'excellent à l'exécrable. Elle donne ensuite des informations plus précises par polluant selon qu'il s'agisse de particules fines, d'ozone ou de dioxyde d'azote. L'utilisateur peut se faire prévenir individuellement lorsque certains seuils d'alerte sont atteints. Il lui est également possible de définir les endroits qu'il fréquente le plus souvent dans le pays afin d'avoir accès plus rapidement aux informations recherchées.

Les données accessibles sont des mesures en continu provenant du réseau télémétrique belge comptant 63 stations (dont 24 en Wallonie). La principale nouveauté par rapport aux applications de la même veine est que les concentrations de polluants communiquées proviennent des stations de mesure les plus proches de l'utilisateur, géo-localisé. BELAIR transmet aussi des informations sur les prévisions d'émissions polluantes. À cela s'ajoutent des cartes, des graphiques et des historiques qui ont été conçus pour ne pas gêner l'utilisation basique du système. En présentant cette application à vocation "transparente" avec l'Agence wallonne de l'air et du climat (AWAC), le ministre wallon de l'Environnement, Carlo Di Antonio (Cdh) a estimé qu'elle n'était pas concurrente aux applications déjà existantes et, surtout, qu'elle ne risquait pas de "créer un sentiment de panique si les données venaient à être incomprises ou mal interprétées". Il en a profité, également, pour annoncer une réglementation autorisant les communes à installer des zones à basses émissions sur leurs territoires respectifs.