Retour à Travail

Mieux encadrer le retour au travail

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De nombreuses personnes ayant des problèmes de santé souhaitent reprendre le travail, mais rencontrent des obstacles. Afin de faciliter leur réintégration, des coordinateurs "Retour au travail" vont être mis en place dans les mutualités à partir de 2022.


Ces coordinateurs "Retour au travail" interviendront au sein d'équipes pluridisciplinaires rassemblant médecins-conseils, psychologues, et paramédicaux. Le projet, initié par le ministère fédéral de la Santé, devrait être opérationnel dès 2022, avec une quarantaine d'agents sur le terrain. L'objectif est de porter cet effectif à soixante d'ici 2023. Les coordinateurs seront mis en contact avec les personnes qui souhaitent reprendre leur activité professionnelle, sont en mesure de le faire sur le plan médical (moyennant d'éventuels aménagements) et demandent à être accompagnés dans cette démarche. Ensemble, ils examineront les possibilités et les attentes. Leur rôle est de coordonner les contacts avec l’employeur, le médecin du travail, le médecin traitant, le service externe de prévention et de protection au travail, le Forem, etc.

Un projet-pilote mené par la MC montre qu'un tel soutien permet une réintégration plus rapide (22 jours plus tôt en moyenne) et évite le risque de rechute (22% de moins). "Travailler a un effet positif sur la santé, commente Elisabeth Degryse, Vice-Présidente de la MC. Notamment si ce travail offre un réseau social sur lequel s’appuyer et donne un sens à la vie et la satisfaction de pouvoir se rendre utile à la société. Dans la mesure du possible, les personnes en incapacité de travail sont heureuses de retourner au travail." 

Les coordinateurs "Retour au travail" offriront donc un soutien attendu. Néanmoins, la situation actuelle, avec près de 500.000 personnes restées chez elles depuis plus d'un an à la suite d'une maladie ou d'un accident, interpelle. D'autant que selon une récente enquête de la MC, plus de la moitié des personnes interrogées pensent que leur travail est (en partie) responsable de leur incapacité (1). "La réinsertion est un aspect de la problématique, mais c'est encore mieux d'empêcher les gens de tomber en incapacité de travail, remarque Elisabeth Degryse, qui prône une approche globale. Il faudra aussi miser plus que jamais sur le bien-être au travail. Nous ne devons jamais perdre de vue le fait que les gens ne travaillent pas uniquement pour gagner de l'argent."


(1) Source : mc.be/actualite/communique-presse/2021/travail-incapacite