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Avec d'autres associations bruxelloises, les Infirmiers de rue dénoncent l'aggravation des conditions de vie des sans-abri dans la capitale. Et , derrière ce tableau, l'accès de plus en plus difficile au logement et aux soins de santé.


Fin septembre 2018, quelque 300 bénévoles sont partis à la rencontre des personnes sans abri à Bruxelles. Pour tenter d'identifier au mieux leurs besoins sociaux et de santé, elles ont longuement interviewé 276 personnes. Parmi les constats les plus clairs, un tiers des participants ont déclaré souffrir d'un problème de santé chronique lié à un ou plusieurs organes vitaux. Ce constat est stable par rapport à 2017. Idem en ce qui con cer ne le pourcentage de gens déclarant ne pas disposer d'un logement stable depuis plus d'un an : 60% (avec un "cas" extrême de vingt-quatre années !).

Ce qui semble avoir sensiblement évolué depuis l'année dernière est la proportion plus importante de personnes à la rue en provenance du continent africain et de femmes. Ces dernières sont aussi de plus en plus nombreuses à adopter des comportements identifiés comme dangereux pour ellesmêmes et d’autres, comme la prostitution ou l'é change de seringues. Le nombre de personnes ne disposant d'aucun revenu est à la hausse, de même que le nombre total de sansabri recensés (+ 72% par rap port à 2014).

Regroupées sous l'appellation 400Toits, les organisations à l'origine de cette action ne veulent pas seulement souligner l'aggravation de la situation sociale et sanitaire de ce type de public. Elles veulent rappeler leur objectif à moyen terme : trouver 400 logements stables à Bruxelles d'ici à 2020. Et rappeler la situation dramatique de tous les bas revenus dans la capitale, soit "43.000 personnes en attente d'un logement social, un marché locatif privé non régulé, inabordable et parfois insalubre". Résultat : "des ménages rognant sur les dépenses dédiées à d'autres besoins aussi fondamentaux que l'alimentation, la santé ou l'éducation".

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